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Page 4 · DO #1159 · 27_Morrison_Bx7FF3r
- Collection
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Benjamin Yoe Morrison (1891–1966) papers
- Item/Folder
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Translation and transcription of two articles published in France in 1929, typed, n.d.
- Digital Object
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DO #1159,
page 4
- Collection-level dates
- 1915–1965, n.d.
Page transcription
2
L'existence d'un hybride hyperpentaploïde est extrêmement intéressante. Sa formation suppose très vraisemblablement la conjugaison d'un gamète hypertétraploïde avec un gamète haploïde; n=50 + n=12 donneraient en effet un hybride possédant 2n=62. L'existence de ce gamete hypertétraploïde peut avoir plusieurs origines. L'hypothèse la plus intéressante parait celle qui supposerait les hybrides tétraploïdes susceptibles de donner en dehors de leurs gametes diplôides à n=24 des gametes tétraploïdes à n=48 soit par duplication de leurs chromosomes, soit par manque de réduction. Ce fait est déjà connu chez les hybrides. Roger de Vilmorin et moi (1) avons signalé ce fait chez certaines variétés de pommes de terre. D'autre part, les hybrides pentaploïdes de Raphanus x Brassica de Karpechenko (2) n'auraient pas d'autre origine.
De toute façon, cette apparition d'une forme pentaploïde anormale permet d'envisager d'autres combinaisons caryologiques susceptible d'être retrouvées ou créées, si toutefois celles-ci sont viables. Ceci est surtout important chez les Iris où la nombre des chromosomes est en rapport direct avec le gigantisme floral de la plante. La variété "Magnifica" est en effet la variété horticole ayant les plus grandes fleurs.
En terminant, signalons la présence constante de satellites dans les métaphases somatiques de ces Iris. Leur nombre est différent suivant les variétés. Ainsi il y en a deux dans "Ambassadeur" et cinq chez "Lent A. Wi lliamson".
(1) R.de Vilmorin et M.Simonet, Verhand. des Intern.Congresses für Vererbung 2, Berlin, 1927, p 1520-1536.
(2) D.Karpechenko, Bull. of App. Bot. of Genet. and plant Breed., 17,1927, p. 305-410.