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From Comptes Rendus des Séances de la Société de Biologie. Tome XCIX,
No.38, 4 Janvier 1929 p 1928-1931
Contribution à l'étude des chromosomes chez le genre Iris.
Note de Marc Simonet, présentée par A. Guilliermond.
Dans une précédente note, (1), nous avons fait connaître le résultat
de nos premières recherches sur la numération des chromosomes dans le
genre Iris. Poursuivant nos observations , nous avons pu faire de
nouvelles observations chez quelques Iris ne paraissant pas avoir encore
été étudiés. La plupart de ces plantes proviennent des importantes
collections du service expérimental des Etablissements Vilmorin, à
Verrières-le-Buisson (Seine-et-Oise). A cette époque de l'année nous
n'avons pu rechercher que le nombre diploïde des chromosomes. La méthode
employée est celle antérieurement citée; fixation au Nawashin et colora-
tion à l'Hématoxyline de Regaud.
Dans les Iris rhizomateux, nous avons trouvé: pour la section des
Oncocyclus: 2 n =20 (nombre déjà signalé par nous chez Iris susiana L.,)
chez Iris Lortetii Barbey., Iris atropurpurea Baker., Iris Sari Swott.,
Iris soforana Foster.; pour les Regelia (non encore étudiées): 2n =44 chez
Iris stolonifera Maxim., Iris vaga Foster., Iris Korolkowi Regel., Iris
Hoogiana Dykes.
Dans les Iris Bulbeux, nous avons trouvé: pour la section des Juno
(non encore étudiée): 2n = 22 chez Iris bucharica Foster.; pour la
section des Xiphion: 2n = 32 chez Iris juncea Poir., 2n =34 chez Iris
lusitanica Ker-Gawl., Iris xiphium L. ( nous avons déjà trouvé ce nombre
chez Iris filifolia hort., cette espèce n'est, en somme, d'après Dykes (2)
qu'une forme de l'Iris xiphium præcor), 2n =42 chez Iris xiphoides Ehrh.
Signalons que, dans Iris xiphoides, comme d'ailleurs chez Iris tingi-
tana Boiss., deux chromosomes sont nettement segmentés, les deux frag-
ments (voir fig.B) étant très finement reliés entre eux par un tractus de
chromatine. Ce dernier peut parfois, sous l'action du fixateur ou du
rasoir, se rompre et faire croire que ces deux espèces ont 2n=44. Seule,
l'étude des mitoses de réduction nous permettra de déterminer le nombre
exact de chromosomes chez ces deux plantes. Notons aussi la constance
du nombre de chromosomes dans les deux sections Oncocyclus et Regelia.
Signalons encore que toutes les espèces d'Iris, sauf Iris xiphoides
et tingitana, présentent, dans les métaphases somatiques, un nombre plus
ou moins différent de satellites; il y en a 5 chez Iris Sari et Iris
vaga, 2 chez Iris bucharica et Iris Xiphium, 1 chez Iris juncea.
Dans un récent mémoire, Longley (3) a fait connaître quelques numéra-
tions faites chez une dizaine d'espèces d'Iris et une trentaine de vari-
étés horticoles du groupe des Iris germanica hort. Dans l'ensemble, ces
recherches se complètent, sauf toutefois pour Iris pseudacorus qui possède
suivant Longley, n=12, et pour nous, n=17. À min- A moins d'une erreur
d'identité chez les plantes examinées, nous trouverions chez cette espèce,
comme dans Iris versicolor, différentes races caryologiques. Longley
signale, en outre, le nombre haploïde 12 comme étant le plus bas chez les
Iris; il serait pour nous de 10, puisque nous avons trouvé 2n -20 chez
Iris reticulata Bieb. et les Onocycyclus. Il semble d'ailleurs que, chez