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Page 15 · DO #3731 · AD263_r
- Collection
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Michel Adanson (1727–1806) library
- Item/Folder
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AD 263 ADANSON, Michel Plan d’un ouvrage général sur la botanique, 1759
- Digital Object
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DO #3731,
page 15
- Collection-level dates
- 1724–1848
Page transcription
Chaque classe, chaque genre, chaque espèce doit avoir son caractère essentiel exprimé dans un seul nom qui lui soit particulier.
Mais il n'oublie pas encore déterminé d'où ce caractère essentiel doit être tiré. Le vœu veut que ce soit indistinctement de quelque une des parties de la plante; les autres décident qu'il sera d'une seule partie spécifiée de la fructification. D'autre enfin poussent la rigueur du principe beaucoup plus loin; ils prétendent que le caractère essentiel des classes doit être tiré d'une seule partie de la fructification, celui des ordres de cette partie, le caractère générique de tout; enfin le spécifique de toutes les autres parties invariables de la plante. De là l'origine et la différence des divers systèmes de Botanique dont je parleray ci après.
Ce principe vague a arbitraire aussi posé, ou a travaillé à donner des noms qui expriment le caractère essentiel de chaque classe, de chaque genre et de chaque espèce. Le nom a ainsi bien répondu à l'idée de leur inventeur, tant que le nombre des objets a été borné, ou que leurs connaissances n'étaient pas approfondies. Mais dès que, par des observations plus fines, on en vient à découvrir de nouvelles espèces, ou de nouvelles propriétés dans ces objets, il en arrive que plusieurs espèces qui se ressemblent d'ailleurs en tout n'avaient plus ce caractère essentiel de leurs genres et ne pourraient pas conséquemment prétendre au même esprit; ou que des espèces sont différentes ayant copieusement ou droit égal au même nom, parce qu'elles possèdent le caractère essentiel. C'est ainsi que les noms génériques Exocaulon par exemple, qui veut dire tige laineuse, Calophyllum belle feuille, Cephalanthus fleur en tête, galanthus fleur blanche, de lais, hamantus fleur en tige, etc., et d'autres qui ont paru d'abord particuliers à un seul genre de plantes, se trouvent aujourd'hui convenir à plusieurs centaines de genres. Par combien de plantes sont différentes qui ont la tige laineuse? combien qui ont de belles feuilles, des feuilles conjuguées, des fleurs rampantes en tête, des fleurs blanches, des fleurs en tige? De là la le nom signifiant ne remplissant son objet, il ne le désigne pas solitaires et exclusivement à tour autre.
Ou n'a pas mieux répondu à l'égard des noms des classes et des ordres et encore moins à l'égard des espèces. On a donné aux objets, outre le nom du genre auquel elles appartiennent, un second nom appelé trinial qui devait exprimer le caractère essentiel de l'espèce. Mais la difficulté qu'on avait éprouvée à renfermer dans un seul nom le caractère essentiel