← Back to results
Page 6 · DO #3794 · AD334_r
- Collection
-
Michel Adanson (1727–1806) library
- Item/Folder
-
AD 334 ADANSON, Michel & FOUGEROUX [DE BONDAROY, Auguste-Denis] (1732– 1789) [Rapport des commissaires nommés par l’Académie pour lire et examiner] un mémoire de M. Antoine Laurent de Jussieu … intitulé Examen de la famille des Renoncules, 1773
- Digital Object
-
DO #3794,
page 6
- Collection-level dates
- 1724–1848
Page transcription
Nous commissaire nommé par l'académie en 1773 et examiné un Mémoire de M. de Jussieu, après avoir comparé les rapports des plantes avec les affinités chimiques (malgré l'opinion différante qui est entre ces deux auteurs) prend la Botanique du fonds originel. D'abord il examine comment les botanistes s'y sont pris pour classer les Plantes; il remarque que les uns préfèrent le fruit, d'autres la fleur, d'autres la corolle, et d'autres les Étamens, puis en tirant leurs caractères classiques en un fait de Systeme, des espèces détaillées raisonnées, mais que ces caractères tirés ainsi d'une seule partie, qui est le plus souvent variable, ne pouvant être contenus, ce Méthodisme achetait bien l'avantage de croire parfaitement des classes, puisqu'il y en a toujours de fictives, alors qu'en perfection même qu'un certain défaut qu'ils ont pu éviter, cette réflexion met donc bien loin les Systemes les plus accrutés tels que celui de M. de Courmont et celui de M. Linné. Enfin il conclut que la considération de toutes les parties des plantes, qui en résultent que la combinaison de tous les caractères qu'elles fournissent, est la seule méthode qui puisse donner des classes naturelles, des caractères invariables et propres à faire reconnaître une plante dans tout son état; qu'un semblable ouvrage ne peut être que le fruit d'une speculation qui équivaut à celle des sciences les plus abstraites; qu'un homme d'esprit peut bien imaginer de tels systèmes, cela varie à l'infini, mais que l'ordre naturel ne sera jamais que l'ouvrage d'un botaniste conforme; dont la patience pour l'examen du plus petit détail, également le génie provenant des convenances, pour former des suites, enfin pour faire de la Botanique non une science de mémoire et de nomenclature, mais une science nouvelle qui aurait comme la géométrie; les familles naturelles ont sur tout autre méthode d'abréger et d'impliquer l'étude, en prolongeant la mémoire, en remplaçant le genre dans les caractères principaux de deux familles, de manière qu'il suffit de connaître un très petit nombre de plantes de chaque famille pour savoir exactement toute la Botanique; de découvrir leurs vertus en connaissant leurs caractères, enfin de présenter à l'imagination du moyen de combiner tout le rapport, de façon de découverte, de multiplier les connaissances, afin de perfectionner la science. Ces remarques se confirment à la plus pure philosophie, et nous devons partout dans notre famille de plantes qu'elle ont fait l'objet de nos travaux, entrons pour la recherche des affinités naturelles des végétaux, comme elles sont devenues la contingence nécessaire de leur établissement de ces mêmes familles.